[Meet the team]: A la rencontre d’Edith

par Dec 23, 2020Actualités

L’équipe BeCode, c’est 43 personnes motivées qui se donnent à 100% chaque jour pour préparer les juniors à leur future carrière. Nous avons donc envie de vous emmener en coulisse, à la rencontre de nos collègues sympas et ultra motivés.

Aujourd’hui, nous vous présentons l’effervescente Edith. Elle avait envie d’intégrer le marché de l’emploi, même si elle n’avait pas encore terminé son second bachelier. Entretemps, elle a intégré l’équipe de BeCode Anvers depuis six mois et a récemment lancé son propre jeu de société.

Envie d’en savoir plus sur son histoire? Découvrez la ici!

Peux-tu nous parler un peu de toi ?
‘Je me suis d’abord formée dans le domaine du social, puis j’ai commencé un programme de formation pour devenir professeur d’histoire et d’éducation à la santé, mais en raison de la crise sanitaire, j’ai dû interrompre mon stage en mai. Je suis également bénévole au sein de l’organisation étudiante SINC. SINC signifie “Students for Innovation and Cooperation” (étudiants pour l’innovation et la coopération). En mai, Karen, la CEO de BeCode, a été invitée à prendre la parole lors d’un des événements du SINC. Elle a ensuite envoyé un message sur la page LinkedIn du SINC car elle cherchait quelqu’un de motivé et engagé socialement pour rejoindre BeCode. Je l’ai immédiatement contactée et juste après, j’ai eu un entretien d’embauche avec elle, Kanchan et Ayoub. Une semaine plus tard, j’ai appris que j’avais le poste. BeCode a été le premier endroit où j’ai postulé et c’est aussi mon premier emploi. Cela fait maintenant six mois que je travaille ici. À partir de janvier, je travaillerai en quatre-cinquième car je dois encore terminer le stage dans le cadre de mes études pour devenir prof. Enfin, en tant qu’étudiante entrepreneur, j’ai créé ma propre entreprise, DrunkenSailor boardgame, un emploi que j’exerce actuellement en tant que profession secondaire.’

‘En gros, ma semaine ressemble à ça : je me lève tôt chaque jour, même si je ne suis pas du matin. Je m’extrais de mes couvertures à neuf heures moins le quart. C’est chouette de pouvoir travailler de chez soi. Mais je suis aussi quelqu’un qui travaille jusqu’à minuit et qui travaille beaucoup d’heures le weekend.’

Qu’est-ce qui t’a donné envie de postuler chez BeCode ?
‘L’aspect social est très important pour moi. Je trouve qu’il est nécessaire de donner leur chance à ceux qui ont moins de chance que nous dans la société, et pour moi, la mission de BeCode va précisément dans ce sens.’

Quelle est ta fonction exacte chez BeCode ?
‘Je suis en charge du marketing et du recrutement. Mon job est de trouver les candidats potentiels, les convaincre de ce qu’une des formations BeCode peut leur apporter et leur donner le coup de pouce nécessaire pour les aider à intégrer la formation. Cela implique aussi pas mal de travail administratif : il faut créer les contrats et faire le suivi des apprenants. Nous guidons nos étudiants sur le marché du travail jusqu’à six mois après la fin de leur formation. C’est pour ça que le taux de sortie positive est si élevé.’

“Je trouve qu’il est nécessaire de donner leur chance à ceux qui ont moins de chance que nous dans la société, et pour moi, la mission de BeCode va précisément dans ce sens.”

Quels sont les plus grands défis que tu dois affronter dans ton travail ?
‘Il est plus facile de convaincre les gens de s’inscrire à notre programme si vous pouvez les rencontrer physiquement. Malheureusement, la situation actuelle ne le permet pas, ce qui implique que je dois chercher des moyens innovants pour atteindre mon public cible ainsi que pour organiser des événements. Par exemple, je me suis assise autour de la table avec de nombreuses associations à but non-lucratif travaillant à Anvers et dans les environs. Il n’en reste pas moins que cela reste un défi de convaincre les gens de la grande opportunité que nous avons à leur offrir. En outre, il n’est pas toujours facile de soutenir et de motiver les juniors qui cherchent un stage ou un emploi lorsque les choses ne se passent pas bien.’

Qu’est-ce que tu préfères pour l’instant chez BeCode ?
‘D’une part, l’évolution que je sens en moi, d’autre part, la façon dont l’équipe est devenue si soudée en si peu de temps.’

Si tu devais résumer BeCode en un mot, lequel serait-ce ?’
‘Un défi, car on apprend en permanence et on doit sortir de sa zone de confort. Mais aussi parce qu’on expérimente tout le temps de nouvelles choses et qu’on ne sait pas comment ça va se passer. Parfois, ça fait un peu peur car on doit être capable de collaborer avec des personnes aux personnalités différentes.’

Tout à l’heure, tu as mentionné que tu fais partie du SINC. Qu’y fais-tu ?
‘SINC, c’est une organisation d’étudiants, à ne pas confondre avec une association. L’organisation comprend plusieurs départements : relations publiques, marketing, événementiel. En gros, on organise des événements pour inspirer, informer et activer les étudiants entrepreneurs à Anvers et dans les environs. L’année dernière, je faisais partie de l’équipe de relations publiques et j’ai commencé à rechercher des collaborations intéressantes qui pourraient aussi être utiles pour financer nos événements. Maintenant, je suis devenue directrice de la communauté. Je gère notre plateforme où toute personne de moins de 50 ans dans la région d’Anvers peut poser ses questions sur l’entrepreneuriat et peut bénéficier du soutien du SINC. Si vous avez suivi les actualités, vous avez peut-être entendu que BPost a en ce moment un gros souci de livraison de colis. J’ai créé un blog sur notre plateforme dans lequel les entrepreneurs peuvent échanger des pistes de solution car on peut tous apprendre les uns des autres.’

D’où te vient cette passion pour l’entrepreneuriat ?
‘C’est dans mes veines. Ma mère a ouvert son bistrot à l’âge de 18 ans. L’entrepreneuriat, c’est ma passion et d’ailleurs, je n’ai même pas l’impression que c’est un travail. Là où d’autres aiment pratiquer un sport, moi, j’aime travailler sur mon projet.’

Peux-tu nous parler un peu de ton projet ?
‘Ma formation dans le social me pousse à rechercher constamment des liens étroits. Beaucoup de mes pairs utilisent des applications pour ça. Avec mon jeu de société, j’espère rapprocher les gens dans un cadre hors-ligne. La plupart des jeux de société s’adressent aux jeunes, aux geeks et aux personnes âgées qui jouent avec leurs enfants, mais il y a un grand fossé entre eux. Et parce qu’en tant que travailleur, vous êtes déjà assis derrière votre ordinateur de 9 heures à 17 heures, j’ai envie de pouvoir apporter un peu de détente avec mon jeu de société. L’alcool est un bon facilitateur, mais ce n’est certainement pas mon seul argument de vente. Chez BeCode, c’est la pédagogie active, chez DrunkenSailor, ce sont les cartes avec lesquelles on apprend à mieux se connaître.’ 

Quel genre de cartes y a t’il dans ton jeu ? Comment peuvent-elles aider les gens à mieux se connaître ?
‘Le jeu est emballé dans un tube et est enroulable et lavable. Il y a trois types de cartes dans le tube : les cartes bouées, les cartes d’ancre et les cartes de mission. Pour les cartes de mission, vous pouvez utiliser le tube comme jumelles ou comme amplificateur de son, par exemple. L’une des missions consiste à boire une boisson secrète. Vous avez également les cartes d’ancre, qui sont les cartes de boisson. Elles mettent l’accent sur vos caractéristiques personnelles. Enfin, vous avez les cartes bouées qui contiennent des questions telles que “Où vous voyez-vous dans cinq ans ?” ou “Quel a été le plus grand moment de votre vie ?”. Il faut réfléchir aux réponses à ce genre de questions tout au long du parcours. La combinaison des différentes cartes crée une atmosphère légère, mais très ouverte. J’ai moi-même joué à ce jeu d’innombrables fois et je passe toujours une bonne soirée.’

Tu as lancé une campagne de crowdfunding pour récolter des fonds. Comment ça s’est passé ?
‘Le crowdfunding, c’est une solution de financement alternative qui n’est pas beaucoup utilisée en Belgique. La forme de crowdfunding la plus connue est le crowdfunding par actions, dans lequel les investisseurs achètent des actions, mais ça n’est pas la méthode pour laquelle j’ai opté. J’ai préféré le crowdfunding basé sur la récompense, qui permet de vendre le jeu à l’avance à ceux qui sont intéressés ou qui 

souhaitent te soutenir. Je voulais récolter €7.000 pour financer la production du jeu, et j’ai finalement reçu €8.413.’

Comment as-tu réussi à captiver les gens avec ton projet ?
‘En fait, je voulais lancer ma campagne de crowdfunding en avril, mais avec la pandémie, j’ai dû reporter le lancement. On m’a conseillé de lancer mon jeu en ligne, mais je voulais justement proposer un jeu de société qui rapproche les gens en réel, donc je ne me suis pas lancée là-dedans. J’ai donc organisé un événement corona-proof. Il était aussi possible d’y assister à distance. C’est très important pour moi de parler aux gens directement, de les impliquer dans chaque étape du processus, de leur parler avec passion et de leur montrer qui se cache derrière le jeu. C’est la même chose chez BeCode : ici aussi, il est important de montrer ce qu’il se passe en coulisses.’

Maintenant que tu as récolté les fonds, quelles sont les prochaines étapes ?
‘Tout a été commandé, sauf les cartes. Je dois encore relire chaque carte. Je vais lancer la production de 1.000 jeux, donc je ne peux pas me permettre la moindre faute. A la mi-février, tout devrait être prêt, mais les fabricants m’ont déjà avertie qu’il pourrait y avoir du retard à cause du coronavirus. Après cela, je compte organiser une escape-room éphémère sur un bateau à Anvers où les investisseurs pourront venir chercher leurs jeux. Je veux continuer d’explorer le marché et m’y étendre! Beaucoup de jeux sont achetés par des géants du jeu, mais j’aimerais garder la propriété du jeu pour l’instant.’

Comment combines-tu ton projet avec ton travail chez BeCode ?
‘D’un côté, mes expériences avec DrunkenSailor et au SINC m’aident à faire mon travail chez BeCode. Par exemple, j’ai appris à organiser un événement, et à établir et faire perdurer des contacts humains. D’un autre côté, j’apprends beaucoup de choses chez BeCode, d’un point de vue professionnel, que je peux mettre au profit de DrunkenSailor. Réussir à tout faire n’est pas toujours simple, mais BeCode est très flexible.’

Si l’un.e de nos lecteurs souhaite t’aider, que peut il/elle faire ?
‘Dès que les investisseurs auront reçu leur jeu, je lancerai mon magasin en ligne où chacun pourra acheter le jeu pour le prix de €39.99, TVA incluse, plus frais de port.’

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