Gaetan, web dev junior à Liège : “Je pensais qu’à 38 ans, il était trop tard pour me lancer dans un nouveau projet, mais j’ai pris conscience que rien n’est impossible. BeCode m’a redonné la niaque, l’envie d’apprendre et de me challenger.”

par Mar 23, 2021Actualités

Gaetan a longtemps travaillé dans la vente. Après des soucis de santé, il s’est demandé quelle direction il souhaitait donner à sa vie, et a trouvé la réponse chez BeCode en se lançant dans notre formation en développement web à Liège. Nous avons eu l’occasion de discuter avec lui de son parcours, mais aussi d’un sujet qui nous tient à cœur : les femmes dans l’IT. Vous souhaitez voir comment, selon lui, on pourrait encourager davantage de femmes à se lancer dans l’IT ? Envie de découvrir son parcours? Alors lisez son interview ci-dessous!

Que faisais-tu avant de rejoindre BeCode ?
“Avant de m’inscrire à BeCode, j’étais responsable d’un magasin de téléphonie dans centre commercial, un emploi que j’ai occupé pendant 4 ans. Suite à des soucis de santé, j’ai eu un arrêt de travail, ce qui m’a donné le temps de me poser certaines questions. Je me suis demandé où j’en étais, où je voulais aller et si je me plaisais encore dans mon domaine. Ma réponse à ces questions était non, car je n’avais pas de perspectives d’évolution dans mon emploi.”

“Mon meilleur ami m’a parlé du code. Il m’a dit que ça me plairait, puisque je suis féru de nouvelles technologies, de jeux vidéo, de tout ce qui est connecté. J’ai donc essayé et effectivement, ça m’a plu! Puis, j’ai découvert BeCode, et j’ai adoré le challenge de sélection. Ensuite, j’ai été sélectionné, et c’était le plus beau jour de ma vie.”

Qu’est-ce qui t’a convaincu de faire BeCode et pas une autre formation?
“La pédagogie active. Je trouve ça génial et je ne comprends pas pourquoi on n’en fait pas à l’école. Avant BeCode, je n’ai pas réussi d’études et cette première expérience en pédagogie active, c’est vraiment très valorisant.”

Comment s’est passée ta formation BeCode pour l’instant?
“C’est une super expérience. Évidemment, c’est dommage qu’il y ait eu la crise du coronavirus, mais ma promotion a quand même eu la chance de se rencontrer sur le campus avant le deuxième confinement.”

“Tout d’abord, les personnes que vous avez sélectionnées sont géniales : on s’entend tous très bien, il y a une belle ambiance, il y a la parité hommes-femmes.” 

“Au début, j’avais un peu peur par rapport à la méthodologie. Je n’arrivais pas toujours à faire le lien entre les exercices et ce que j’étais censé apprendre. C’est à la fin de la formation que l’on se rend compte de tout ce que l’on a appris.”

“Je trouve aussi que c’est génial d’avoir un coach plutôt qu’un prof. Il n’y a pas cette distance qu’il y a généralement entre le professeur et l’élève. Le coach, c’est ton ami qui t’aide et qui ne te rabaisse jamais. Et c’est important car l’apprentissage, c’est comme des montagnes russes. Et les encouragements des coachs sont très importants.”

Quels ont été les challenges que tu as dû surmonter?
“Le syndrome de l’imposteur. Ma première ligne de code, c’était en juillet 2020. Aujourd’hui, on fait des technologies avancées. C’est donc parfois difficile de m’imaginer que je pourrai travailler dans le domaine.”

Dans ta formation BeCode, tu as eu l’occasion de travailler sur des projets. Lequel a été ton préféré ?
“Tous les projets m’ont marqué. J’ai beaucoup aimé le tout premier projet, qui était un projet front-end avec du HTML et du CSS. Il m’a marqué car c’était la première fois, et les premières fois, c’est toujours important, même quand c’est la première fois qu’on tombe.” 

“Mais mon projet préféré était le deuxième : la conception d’un forum de A à Z en utilisant aussi du back-end et de la gestion de bases de données. A un moment, l’équipe a été recomposée par le coach car c’est comme cela que ça se passe en entreprise : les gens vont et viennent. C’était un challenge, mais on a bien réussi.” 

Dirais-tu que BeCode a changé ta vie ?
“Oui. Sur le plan personnel, je croyais être bloqué dans le boulot métro dodo. Ça m’a fait du bien de ne plus avoir le rôle de vendeur face à un client. Cela m’a également libéré, car j’ai pris conscience qu’on peut toujours continuer à apprendre de nouvelles choses. Je pensais qu’à 38 ans,

il était trop tard pour me lancer dans un nouveau projet, mais j’ai pris conscience que rien n’est impossible. BeCode m’a redonné la niaque, l’envie d’apprendre et de me challenger.”

Plus tôt dans cette interview, tu nous disais qu’il y a la parité hommes-femmes dans ta classe. C’est plutôt rare dans le domaine de l’IT. Pourquoi y a t’il plus d’hommes que de femmes dans le domaine selon toi?
“J’ai lu un article qui expliquait qu’il n’y a pas moins de femmes qu’auparavant dans le domaine. Par contre, il y a beaucoup plus d’hommes que par le passé. En 1983, les technologies de l’information et de la communication, c’était le deuxième secteur comportant le plus de femmes diplômées, avec 20.3%. Vingt ans plus tard, le pourcentage était divisé par deux car beaucoup d’hommes ont envahi le secteur.”

“Pourquoi l’IT a attiré plus d’hommes que de femmes? C’est une question qui demeure. Par le passé, les femmes travaillaient plutôt dans les métiers de services et de soins à la personne. Ce n’est pas mon avis personnel, mais je pense que si l’on analyse la chose, c’est vrai. Je pense qu’à une époque, il n’y avait pas plus de femmes comptables que de développeuses. Je pense que depuis, les mentalités ont évolué en positif. Il y a de belles progressions même s’il y a encore du chemin à faire.”

Selon toi, comment peut-on rassurer les femmes qui hésitent à se lancer dans ce domaine par peur de ne pas y être les bienvenues ?
“Il faut faire témoigner plus de femmes : ça n’a pas de sens de demander à un homme de dire ‘Je crois que la femme se sentira bien dans ce secteur’. Il faut demander aux femmes développeuses de parler de leur expérience et de démystifier le domaine.”

Ne faut-il pas malgré tout impliquer les hommes dans cette conversation étant donné qu’ils dominent le secteur actuellement?
“Ce serait sans doute judicieux. Cependant, je me demande si ce petit monde n’est pas un peu trop macho. Peut-être est-ce de moins en moins le cas aujourd’hui, mais par exemple, dans le domaine des jeux vidéos, une fille gameuse aura tendance à être la cible d’attaques misogynes. Heureusement, cela s’améliore au fil du temps. Je crois qu’il serait intéressant d’utiliser le même angle d’attaque que celui qui a popularisé les jeux vidéo auprès des femmes.”

“C’est aussi une question d’image. En montrant mon groupe par exemple, qui est composé à moitié de femmes, à moitié d’hommes, plutôt que des photos où l’on voit 10 hommes sur des ordinateurs, ça change les choses.”

Quelle est la prochaine étape pour toi après cette formation?
“Me faire engager chez Odoo. J’ai envoyé mon CV et ma lettre de motivation ce matin. Les places sont chères et ça va être un défi, mais ça me plaît. On nous a dit que Odoo était à la recherche de 16 personnes à engager 2 jours après que je m’y sois intéressé pour la première fois. Je trouve leur produit génial. Ils ont fait une vidéo de présentation incroyable qui m’a captivé pendant plus d’une heure et ça m’a vraiment donné envie de rejoindre cette entreprise. De plus, autant j’aime le front-end, autant le back-end m’intéresse énormément. L’expérience incroyable que je pourrais y acquérir, le salaire attractif, le fait que c’est une success story wallonne internationale et que donc il serait possible de voyager,…”

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui hésite à se lancer dans cette formation?
“Fonce! Essaie! Commence Sololearn, et fais BeCode. Moi, ça m’a réussi. On verra où je serai d’ici quelques mois, mais jusqu’ici c’est une belle aventure.”

Vous souhaitez suivre notre formation en développement web ?

Génial! – Nous avons de nouvelles classes débutant à Bruxelles, Gand, Anvers, Charleroi et Liège.

 

Latest news

Recent articles

Bastien, Junior Web Dev à Liège : “Dans ma vie scolaire, j’ai connu plusieurs échecs, donc ça fait beaucoup de bien de se rendre compte qu’on est capable de réussir quelque chose.”

Bastien, Junior Web Dev à Liège : “Dans ma vie scolaire, j’ai connu plusieurs échecs, donc ça fait beaucoup de bien de se rendre compte qu’on est capable de réussir quelque chose.”

Après avoir essayé plusieurs types d’études, Bastien s’est rendu compte que la méthode d’apprentissage conventionnelle ne fonctionnait pas pour lui. Souhaitant se réorienter dans un domaine d’avenir, il a découvert BeCode et sa méthodologie. Aujourd’hui, il arrive à...

Career coach Liège

Career coach Liège

Aperçu de l’offreEn tant que coach de carrière, vous serez chargé de soutenir, d'encadrer et de motiver les juniors (apprenants) de BeCode pendant leur formation et leur stage. Vous vous assurerez que les juniors sont pleinement préparés à démarrer leur stage avec...

Coach en développement web Charleroi

Coach en développement web Charleroi

Aperçu du posteChez BeCode, nous avons une seule mission : permettre aux talents numériques de demain de s'épanouir. Nous sommes convaincus que l'éducation rend tout possible. Depuis 2017, BeCode propose des coding bootcamps inclusifs aux demandeurs d'emploi pour...